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20.05.2008
Bons et loyaux services...
Six mois d'écriture assidue, sur mes deux blogs...
Celui-ci ne me donne pas toutes les satisfactions que j'attendais, au plan de la communication:
Beaucoup se plaignent de ne pas avoir accès aux commentaires...
Même les miens, d'ailleurs, ne passent pas...
C'est décourageant....
Comme les beaux jours arrivent, et avec eux moins de séances d'écriture sur mon ordinateur, je mets donc ce blog en sommeil...
Jusqu'à quand ???????
Vous pouvez toutefois me retrouver sur le second blog, celui d'aol, où il vous suffit, si vous n'êtes pas vous-même "aolien", de créer une adresse hotmail pour avoir accès aux commentaires...
Le pseudo est le même: "transports d'usagée".
L'adresse:
http://blogs.aol.fr/mdussurgey/transports-dusagée/
A bientôt!
18:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
13.05.2008
Difficile à imaginer...
La fenêtre est ouverte sur le jardin...
Les oiseaux s'égosillent...
Sur l'avenue les moteurs ronronnent...
Et si tout-à-coup tout basculait?
Si tout se mettait à trembler, à osciller, à s'écarteler, à s'éventrer, à s'écrouler?
Si d'énormes failles s'ouvraient dans la terre, si je me mettais à hurler sans m'entendre,
si la colline s'écroulait sur l'immeuble, si les explosions éclataient de toutes parts,
si les gamins du lycée ne parvenaient pas à se dégager des blocs de pierre...
si ...
Comment imaginer un tremblement de terre...
Comment imaginer la fin de tout...
Ca fait peur, et pourtant on n'y croit pas...
16:14 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.05.2008
Olivier en Mai
Dimanche de Pentecôte solitaire, avec vue exclusive sur le jardin fleuri et ensoleillé...
Je décide d'aller cet après-midi rejoindre Olivier chez Drücker...
Les journaux ont parlé toute la semaine de cette rencontre insolite, on va bien voir...
Divan de velours... Rouge, c'est plus que jamais de circonstance...
Mimi, manifestement, n'est pas trop à l'aise, mais il assure, comme toujours...
Rien de spontané ne risque d'advenir dans cette émission, ça se sent dès la première image...
Olivier, ce n'est pas un démago, il n'est pas là pour séduire, mais pour faire réfléchir...
Cela se voit, cela s'entend...
Je vais chercher une part de tarte à la rhubarbe dans le frigo...
Retour dans mon fauteuil...
Le jeune facteur tient toujours la route, la tête dans le guidon...
Il présente son Levallois, son Louviers, son prof d'Allemand, son Krivine, son "touche pas à mon pote",
son Porto Alegre, sa Christiane Tobira, son collègue de la poste de Neuilly, et quelques autres...
Ses deux copines syndicalistes de chez Reynolds -qui ne s'en laissent pas compter- sont là aussi...
(Elles me font penser à la pub du Crédit Agricole, les deux nanas sympas installées à la terrasse d'un bistrot,
mettant en boîte un grand dadais de fils qui rêve d'Orénoque...
"Je te rappelle que tu vis toujours chez ta mèèèèère!...")
Son Jean Ferrat à la moustache encore conquérante,
son Bernard Lavilliers, cher stéphanois aux "Mains d'or" qui me font chaque fois pleurer...
C'est bon, c'est généreux, c'est chaleureux, la gauche... ou plutôt l'extrême-gauche...
Ca dit de belles phrases profondes...
"Porter avec dignité une cause qui nous dépasse très largement" ou
"Ne pas se laisser inscrire dans la case de l'éternel candidat" ou
"En 68 les gens parlaient entre eux, se libéraient... La poésie circulait sans avoir besoin de poètes"...
"Chacun prenait conscience de sa force..."
Et pour demain "L'espoir de préparer un 68 qui réussisse"...
Moi dans mon fauteuil, appliquée, attentive, songeuse... Très loin de moi, quoi...
Pourquoi ne suis-je pas plus émue?
Plus heureuse qu'enfin il y ait pû y avoir une longue émission hors des élections,
un tel droit à la parole?
Pourquoi tout cela me paraît-il en définitive froid, convenu, dissonant, artificiel?
Et pourquoi, finalement, je l'avoue, pourquoi cette émission?
L'autoriser , à mon humble avis, a plus desservi "la cause", que l'empêcher...
Les idées ont suffoqué, asphyxiées par le velours rouge des canapés...
Dépitée, je retourne au frigo me servir une autre part de tarte...
Dehors le soleil brille, brille, brille en sifflotant...
16:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2008
Anglophile peut-être, mais sûrement pas anglophone!
Je ne sais pas si vous avez récemment écouté le discours en Anglais de notre Premier Ministre?
Si non, je vous le dis:
Son anglais est lamentable!!!
Un accent digne d'un élève de sixième en grande difficulté!
En soi, ce n'est pas bien grave,
bien qu'à ce niveau de responsabilités,
et compte tenu de l'impact international de la langue anglaise,
on pourrait exiger, à l'examen de passage de Premier Ministre, la maîtrise parfaite de cette langue...
Non, ce qui m'intrigue le plus, c'est que notre François aux noirs sourcils
est l'époux -et père des enfants- de la douce Pénélope, galloise d'origine!
Mon instinct de vieille commère lectrice de "Gala" ou de "Voici",
gourmande de people à l'eau de rose,
me souffle qu'il a eu le temps de la pratiquer, cette noble langue,
et que, par la plus élémentaire des courtoisies, voire par amour, tout simplement, il aurait pû faire cet effort,
vis-à-vis de Penny, de sa famille, de ses amis...
J'aurais bien apprécié, si Shakespeare lui était inaccessible,
qu'il apprenne au moins par coeur, par exemple, les chansons des Beatles, ou le "God save the Queen",
les grands classiques des séjours linguistiques de notre adolescence, quoi!!!
Je sens que ces questions vont entrer en compte dans le bilan de sa première année de Premier Ministre:
Aurait-il, en dépit des apparences, gardé une dent inconsciente de franchouillard contre la perfide Albion?
Et son mariage finalement serait-il un essai malheureux de surmonter son aversion?
12:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.05.2008
" Faire la vie "...
C'était, pour mes enfants, la perspective de fête lorsque nous allions rendre visite à mes parents...
C'était, le soir venu, après la toilette et le repas, la promesse d'une joyeuse soirée dans le lit de leurs grands-parents...
Et que je te saute sur le lit!
Et que je te roule dans les draps!
Et que je te fais des chatouilles!
Et que je te dis des bêtises!
Et que je te raconte des blagues!
" Faire la vie", c'était, le temps d'une soirée, transgresser un peu les règles, c'était un joyeux défoulement, une sorte de fête païenne:
Voir Papi en pyjama rayé- sans lunettes- et Mamie en chemise de nuit à frous-frous!
Dépasser l'heure habituelle de l'extinction des lumières!
Dire quelques âneries d'ordinaire proscrites par des parents un peu rigides en ce domaine,
Chanter des chansons bêtes à pleurer,
Et laisser même exploser un petit pet dans le feu de l'action, et en rire de bon coeur...
"Faire la vie", c'était ne pas vouloir savoir qu'il y aurait le reste de la vie,
celle qui viendrait après,
celle où tout cela ne serait plus que souvenirs d'enfance...
Qu'est-ce qu'il en a vécu, le lit de mes parents, de ces bonnes et belles soirées!...
A bout de rires, les petites finissaient par s'endormir, d'une masse, les cheveux en bataille sur le traversin...
On les transportait dans leur lit sans même qu'elles tressaillent...
Et puis est arrivé le jour où mon père s'est retrouvé étendu dessus, immobile.
Ce jour-là j'ai repensé au temps où ce lit mort servait à "faire la vie"...
Peut-être même avait-il servi à faire MA vie, qui sait...
Le jour où ma mère est entrée en maison de retraite, le lit a repris, avec d'autres enfants, sa fonction de "faire la vie" ,
désormais dans ma propre maison.
Mais ça n'a plus jamais été la même vie...
Il manquait ce je ne sais quoi de la folie de mes parents...
Un autre jour j'ai déménagé, et le lit est parti, incongru, perché sur un tracteur, vers une maison amie...
J'espère qu'aujourd'hui ses ressorts sont encore en état de "faire la vie", faire d'autres vies,
et qu'il trouve d'autres grands-parents un peu braques, pour le faire secouer de rires d'enfants...
10:28 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







